Douze retours-3 sur Le Modèle oublié, Robert Laffont, 2019

Douze retours.3 sur Le Modèle oublié
roman, éditions Robert Laffont, avril 2019

Le Modèle oublié [couverture]Hier soir dans un dîner de travail, Virginie Binet a été longuement évoquée. Le Modèle oublié de Pierre Perrin avait été lu par certains des présents et un mot nouveau est venu s’ajouter : l’endurance. C’est vrai, elle est « endurante » aussi, Virginie. Tout le montre ! Je n’avais pas pensé à ce mot. Et un des convives a aussi relevé le nom de la Collection où est édité le livre, Les Passe-Murailles chez R. Laffont, et il disait que l’éditrice avait donné « belle place » à Virginie Binet dans cette collection. C’est une passe-muraille, Virginie Binet, et Pierre Perrin est aussi son « passeur ». Et le titre du livre... je n’avais pas pensé à cela non plus. On s’enrichit tant de la lecture de l’autre. De ses lignes de lecture. — Jeanne Orient, commentaire Fb, 18 mai 2019

Ce livre a été pour moi un exercice d’augmentation : j’ai progressé dans la connaissance de l’auteur, au propre comme au figuré, et dans l’approche de Courbet. Un livre réussi est celui dont on sort différent, parce qu’embarqué, et enrichi du voyage. Il y a les livres qu’on lit et ceux dont on sait qu’on les relira. Celui-ci est dans cette besace, et je sais qu’à la relecture j’y trouverai encore d’autres choses. — Joëlle Pétillot, commentaire Fb du 21 mai 2019

Je vous recommande l’admirable livre de Pierre Perrin, Le Modèle oublié, roman aux éditions Robert Laffont. L’auteur nous raconte avec une sensibilité à fleur de peau et des descriptions aux qualités picturales dignes du grand peintre, la vie partagée avec Virginie Binet et leur fils Émile, un livre d’une beauté troublante ! Merci Pierre Perrin. — François Pagé, peintre, 21 mai 2019

Le Modèle oublié ne s’échappe pas de la mémoire. Tu as un art consommé de dire les choses avec sobriété et justesse, ne semblant pas prendre parti entre le grand peintre égoïste et celle qui dans l’ombre lui est toute dévouée. Pourtant on sent chez toi comme une déchirure entre l’admiration artistique et la tendresse humaine. Magnifique roman. — Gérard Mottet, poète, « messenger » par Le Livre des visages, le 23 mai 2019

« L’auteur s’attèle à rendre la place due à Virginie Binet qui partagea la vie du peintre pendant plus de dix ans, fut l’un de ses modèles et lui donna un fils avant de tomber dans l’oubli le plus total. Si j’aime tant les biographies, c’est parce que les destins extraordinaires me fascinent, les personnalités, l’humain mais il faut pour découvrir tout cela, creuser un peu, approfondir, dévoiler… Ce n’est pas la première fois que je le note pourtant, et que j’en ressens la déception mais il y a, il semblerait, une mode à se contenter de relater les faits, sans vraiment faire l’effort du roman. Ici, cela s’accompagne de citations et de phrases grandiloquentes qui plairont sûrement à certains mais qui m’ont demandé à moi trop d’efforts dans la lecture. Je reconnais bien volontiers que la faute est mienne, que j’aime la simplicité dans l’écriture ou qu’elle m’est peut-être tout simplement plus accessible mais toujours est-il que cette histoire m’a procurée bien peu de plaisir finalement. Courbet n’en sort pas grandi, c’est le moins que l’on puisse dire. Là encore, on pourrait m’opposer qu’il était ce qu’il était, un point c’est tout mais le rôle de l’auteur n’est-il pas de nous faire aimer ses personnages malgré leurs faiblesses, de nous dévoiler les blessures qui justifient leur comportement, de nous attendrir et d’éveiller notre compassion même contre notre gré ? J’ai également grandement regretté qu’aucune œuvre ne vienne illustrer ce récit, c’était pourtant le point fort du premier opus de cette collection. C’est une histoire qui ne finit bien pour personne, malheureusement, mais je reconnais à Pierre Perrin d’avoir rendu à Virginie Binet et à son fils Émile la place qui leur revenait de droit dans la vie et l’oeuvre du grand peintre qu’était Gustave Courbet. » — Alice sur son blog et autre, dont Amazon, 30 mai


Pourquoi l’auteur aurait il falsifié la vérité ? Non Courbet n’est pas particulièrement sympathique dans le livre, sans doute ne l’était il pas non plus dans la vie. L’écrivain nous brosse ici le portrait d’un homme qui au bout du compte n’aime que son art, un peintre imbu de son indiscutable génie ,et ne s’embarrassant pas de sentiments, un être assez mesquin et faisant preuve d’étroitesse d’esprit dans la vie courante.Qu’auriez vous souhaité trouver dans l’ouvrage ? Un Courbet magnifié ? Nous savons tous que les grands artistes ont souvent un ego démesuré et que l’on ne gagne pas toujours à les connaître dans l’intimité. Virginie Binet, elle, sous la plume du romancier sort enfin d’un oubli immérité ; quelle femme admirable d’abnégation et de finesse ! Quant au style de Pierre Perrin, je le trouve fort élégant. — Françoise Chapron, en réponse à la note d’Alice sur Amazon, 7 juin 2019.

Après avoir lu Le Modèle Oublié j’avoue ne plus voir le peintre de la même manière, trop macho et tant ancré dans cette époque où la femme, même aimée, était quand même malmenée. Virginie a aimé certes mais elle a été carrément abandonnée avec son enfant. Et ce faux conformisme à ne pas avouer ses amours ou ses frasques de peur de choquer la routine catholique des sœurs ça reste une image assez révélatrice d’un comportement peu courageux de ce Monsieur Courbet en permanence de recherche de salons et de faire valoir. Un homme révolté en dedans mais coincé dans sa famille ! Pierre tu as contribué par ce roman à m’éclairer sur le vrai personnage de ce peintre un peu téléguidé par ses amis et ses hommes de confiance. J’apprécie toujours les toiles pleines de modernité mais après lecture je suis fort déçu par l’homme qui tenait le pinceau et les couteaux […] J’ai retrouvé chez toi ce grand souci du détail et l’intensité des mises en situation qui déroule et confère à ton œuvre romanesque comme une véritable mise en scène de théâtre, comme des actes distincts et bien cadrés dans la continuité des événements ! — Gilles Compagnon, Fb, 30 mai 2019

« Baudelaire a raison de consigner que l’art qui accomplit les rêves se moque du vécu journalier. Mais que des hagiographes affublent le peintre d’une fidélité à toute épreuve à soi-même et aux siens...? Où donc a chu la fidélité de Gustave pour Virginie, pour Émile ? » interroge l’auteur page 156 de son Modèle Oublié. Là est toute la question et le paradoxe entre l’amour apparemment très fort ressenti pour ce cher modèle qu’est Virginie et le comportement de l’artiste audacieux et plein de talent en quête de gloire prêt à tout consentir pour l’atteindre dans une époque somme toute conservatrice très chamboulée socialement. Les livres qui aident à comprendre sont de vraies lampes de chevet pour le lecteur... Pierre Perrin y excelle dans ce superbe roman fort documenté où le moindre détail est d’une importance capitale dans l’étude de ce couple singulier et atypique qui, au fil du temps, s’entre-déchire… l’examen de psychanalyse se déroule sous nos yeux, nous-même assis en témoin assidu, à lire et à écouter, posé les coudées franches au creux du divan du spécialiste ! — Gilles Compagnon, Fb, statut du 31 mai 2019

Belle métonymie que ce roman de Pierre Perrin, Le Modèle oublié, qui entend nous faire connaître l’artiste par le biais de sa compagne ignorée, comme si l’on ne pouvait approcher la lumière que par les ombres qu’elle projette. Lumière narcissique de l’art oubliant qu’elle ne serait pas grand-chose sans ses coulisses ombreuses. Divorce de l’art et de l’humanité ? — Gérard Mottet, commentaire sur Fb le 2 juin 2019

Ça fait déjà longtemps que je voulais parler du roman de Pierre Perrin, Le Modèle oublié paru aux éditions Laffont. J’avais assisté à la rencontre passionnante organisée par Jeanne Orient à la librairie Gallimard pour la sortie du volume le 10 avril. J’ai aimé que Pierre Perrin sorte de l’ombre cette femme qui a été si importante pour Courbet. Son portrait tout en délicatesse sur un arrière plan historique riche me l’a rendue très attachante. J’ai moins aimé l’homme égoïste et sombre qui se profile derrière la figure du peintre. Quoi qu’il en soit, bravo pour ce roman plein de respect pour cette femme oubliée, et pour toutes les muses effacées par l’histoire. — Dominique Bergougnoux, statut Fb, 4 juin 2019

Ce jour-là, double joie pour moi ! Lecture du passionnant livre de Pierre Perrin entre deux dédicaces de mon roman. Savoureux moment avec Virginie Binet et Apollonie Sabatier, muses et amours de Courbet et Baudelaire. Tous se connaissaient, bien sûr ! Intéressant retour dans les ateliers de peinture et de sculpture du XIXe siècle, quand la création artistique s’épanouissait à tout-va. Bravo et merci, cher Pierre, pour cette histoire peu connue, votre rythme alerte, vos personnages d’exception tracés d’un trait sûr, avec une mention particulière pour mon poète favori – le bourreau de soi-même – l’ami complexe de Gustave. Merci de l’avoir fait revivre, j’entends encore vos mots, ses mots : « c’est étonnant combien le diable a l’urine fraîche... » À lire assurément, Le modèle oublié, Pierre Perrin. — Céline Debayle, statut Fb, 10 juin 19.

Je vous recommande la lecture du livre de Pierre Perrin, Le modèle oublié, qui évoque un amour de Courbet, la dieppoise Virginie Binet, sa compagne durant dix ans et la mère de son fils. — Marc Dumont, commentaire FB du 12 juin.

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